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COMMENT FOUTRE EN L’AIR UN RUN EN 5 MINUTES?

29 novembre 2013 par Jérémie Roturier

Que vous soyez un coureur novice ou confirmé, lent ou rapide, ouzbek ou congolais, vous avez tous été confrontés à ce terrible mal. L’ennemi public numéro un. Celui qui transforme la petite sortie sympatoche avec la fille que vous voulez serrer en un chemin de croix interminable.
La calvitie? Bien pire…
La crampe? Raté…
La fringale? Si ce n’était que ça…
La transpiration? Ce n’est qu’un effet secondaire…
Après de longues années de souffrance, de runs massacrés et d’idylles manquées, nous souhaitions vous aider à déchiffrer les raisons de ce fléau et de vous donner les clés pour le surmonter. Nous ne parlons pas ici du dernier album de Bob Sinclar, mais bien de l’envie de chier pendant une séance de course à pied.
Nous ne le cachons pas, chaque membre de Jolie Foulée a un jour souffert de ce problème. Certains le subissent plus souvent que d’autres, certes. Mais laissons notre fierté de côté et évertuons-nous de vous éclairer sur le sujet.
Après des heures passées à écumer des forums plus ou moins recommandables, nous avons plusieurs explications scientifiques à vous fournir.
1     1. Le fait de courir améliore le transit
Citons ici le DocteurDelong qui a étudié la question: “La course accélère le transit sans que cela tourne à la débâcle. C’est un bon régulateur.” Pas peu fier de sa science, il en rajoute: “La pratique du jogging est également efficace pour lutter contre les ballonements. Le transit étant rapide, la fermentation des aliments, qui aboutit à la production de gaz, n’a pas le temps de se faire.”
2    2. S’alimenter coupe la faim mais pas les envies
L’alimentation joue un rôle primordial dans la fluidité de votre run. Pour éviter de fâcheux désagréments, équilibrez vos menus! Réduisez les consommations de fruits et légumes fibreux comme l’ananas, diminuez les quantités de gras animal et limitez les légumes qui fermentent tels que le choux. Même régime pour le pain et les céréales du matin (mort au muesli!). Par contre lâchez-vous sur les féculents, surtout le riz, qui permettra de stabiliser l’ensemble et de drainer le transit.
3    3. L’eau fraîche rafraîchit, mais pas que
Une grande gorgée d’eau bien fraîche avant un run peut se révéler à la fois salvatrice et traître. Elle a un effet laxatif et l’erreur est vite commise. Emportez plutôt une bonne soupe aux oignons dans votre gourde pour éviter tout malentendu.


























Tout cela est bien beau, mais comment éviter le cataclysme?
Trois hypothèses méritent d’être évoquées. Chacune présentant des avantages notoires et des incovénients certains. Nous conseillons d’écouter son libre arbitre et d’opter pour la fameuse technique dite du “sauve qui peut”.
Première solution: le faire avant
Technique empruntée aux Gaullois, c’est la solution choisie par 85% des runners. Peu originale mais terriblement efficace. Jérémie y a recouru avant le 10km Paris Centre pour ne prendre aucun risque. Quatre fois tranquillement chez soi avant de partir, ça impose de se lever tôt mais c’est une course plaisir assurée. Parfois tout n’est pas si simple. Le principal écueil de cette stratégie est de vouloir tenter le diable en se disant sereinement que cela pourrait être fait au dernier moment. Détrompez-vous, de nombreux coureurs ont dû rebrousser chemin devant l’état épouvantable des cagibis prévus à cet effet sur les villages départ. Une lutte sans pitié s’engage alors.
Deuxième solution: le faire pendant
La solution catastrophe. Le dernier recours. On arrête tout. On oublie ses rêves de podium et sa fierté. On met son appli sur pause et on s’empresse de trouver un bosquet ou un recoin. Si vous courez en forêt, cueillez des feuilles de taille respectable et le tour est joué. Dix minutes plus tard la mauvaise passe est oubliée et vous pouvez relancer la foulée. Pas le chrono… La légende raconte que même Jan Ullrich, victime d’une attaque pendant la montée de l’Alpe d’Huez lors du Tour de France 1997, n’a pas eu d’autre choix que de se soulager dans une casquette pour ne pas laisser échapper la Grande Boucle.
Troisième solution: le faire après
C’est là que l’on reconnaît les durs à cuire. Les 5% des runners. Ceux qui savent repousser les limites de la souffrance. On déconnecte le cerveau et on y va au culot. Pas après pas, on ne pense plus à rien. Le temps peut sembler long, terriblement long. Mais il ne faut rien lâcher! Le moindre écart se révélera fatal. Certes le chrono va en pâtir mais vous remporterez une vraie victoire à l’arrivée. Ne serrez pas les mains qu’on vous tend. Ne pensez qu’à une chose. Puis profitez.


























Pour les curieux qui aimeraient en savoir plus, nous vous recommandons la lecture de cet excellent roman champêtre de Kathleen Meyer: Comment chier dans les bois 
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About Jérémie Roturier

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