BREAKIN MONT-BLANC PAR CEDRIC L’INTERVIEW J-3

Internationalement reconnu après sa performance vide de talent sur le marathon de Paris 2019 sous le nom de code Breakin 5, Cedric était avide de nouvelles sensations et à la recherche d’un nouveau défi pour relancer une carrière d’influenceur / coureur qui commençait à s’essouffler. Il n’a donc pas pu dire non lorsque Polar et On lui ont murmuré dans l’oreille l’idée de prendre le départ du marathon du Mont-Blanc. Toujours dans la tendance, Cedric cède donc à la mode du trail et va prendre le départ d’une course à la hauteur de ses nouvelles ambitions. Interview avec un athlète toujours aussi motivé, un homme qui ne recule devant rien.

Peux-tu nous expliquer dans quel bourbier tu t’es encore fourré ?

Bourbier ! Non mais là je vous arrête tout de suite. Je ne me suis pas fourré dans un bourbier mais bel et bien le plus gros chantier de ma vie. Je vous assure. A côté, la rénovation de Notre-Dame ressemblera à un jeu d’enfant par rapport à ce qu’il m’attend dimanche prochain… À savoir le marathon du Mont Blanc.

Combien de kilomètres et de dénivelé ?

38km, D+2630m. Voilà. Inutile d’ajouter le moindre commentaire.

Tu as récemment déclaré « je suis pas un homme de la montagne », qu’est-ce qui te fait dire ça ?

J’ai déclaré cela lors de ma première sortie trail en montagne à Chamonix. Franchement, j’ai rien compris (il se marre). D’abord, l’altitude… C’est sérieux cette histoire ! J’avais l’impression d’avoir fumé comme TDRL en soirée alors que je n’ai jamais acheté un paquet de clopes de ma vie. J’étais capot ouvert comme si je faisais une séance de VMA alors que j’étais simplement en footing. Ensuite, la neige associée au vertige est venue me crucifier. Franchement, nous étions passés par des sentiers enneigés hyper étroits ! Du coup, je vous explique même pas ce qu’il se passait dans ma tête à ce moment-là. Je me demandais vraiment pourquoi je m’infligeais ça. Je n’étais pas serein mais alors pas du tout.

Est-ce que tu t’attends à souffrir plus que lors du marathon de Paris ?

La question ne se pose même pas. Je vais clairement plus souffrir que sur le marathon de Paris. 38km saupoudré d’un D+2600… La souffrance sera HARDCORE. J’ai déjà des crampes rien que d’y penser (il se marre). Putain ! Mais dans quoi je me suis lancé, sérieux !

Raconte-nous un peu ta préparation. Es-tu en confiance ?

Ma préparation a démarré le 1er mars. A ma plus grande surprise, je n’ai jamais été aussi sérieux durant une prépa. J’en profite pour remercier mon coach Vincent Viet. Il en fallait du courage pour croire en moi et m’associer à ce coaching project. Mais malgré tout ça, je ne suis pas en totale confiance. Je me chie dessus pour être honnête. Merde ! Merci de retirer ça car sinon les gens vont le prendre au sens propre (il se marre). Je pense qu’il me manque un ou deux mois de prépa dans les jambes. Mais bon, on verra bien. Mon sort est entre les mains des dieux du Trail maintenant.

Quelle est ta stratégie de course ?

L’hydratation sera la clé pour moi. Il faut savoir que je transpire comme Zizou depuis que j’ai bu dans le bidon d’un coureur du Tour de France en 2003. Je devrais donc faire hyper gaffe à boire correctement durant la course pour repousser les crampes au plus tard possible. Je dis retarder car elles arriveront quoi qu’il arrive… Et à ce moment-là, il faudra serrer les dents comme jamais !

Qu’attends tu de la part de tes 5 pacers ?

Qu’ils m’apportent un soutien mental sans faille car ça sera un aspect hyper important. Cette course se joue dans la tête. Donc je compte sur eux pour m’épauler quand je serai dans le dur de chez dur… J’espère qu’ils sont prêts pour un long dimanche en montagne. Un très long dimanche.

Tu as le même sponsor que Roger Federer et ça fait deux fois que Polar te suit dans tes bêtises. Pensais-tu un jour être un athlète sponsorisé ?

Cette idée ne m’a jamais traversé la tête. Donc, vous n’imaginez pas ma surprise mais également ma fierté d’être un « athlète sponsorisé ». D’ailleurs, Roger Federer et moi remercions infiniment On pour leur confiance. Oui, je parle au nom de Roger car on fait un peu partie de la même famille maintenant. Et je suis très famille, vous savez. Quant à Polar, je tenais également à les remercier chaleureusement de me suivre dans ce nouveau projet très très ambitieux pour un untalented trailer comme moi. En vrai, c’est chanmé ce qu’il m’arrive. Vraiment.

Quel sera le plus beau moment dimanche prochain ?

Indéniablement, franchir la ligne d’arrivée de cette course. Ce n’est pas gagné mais je n’ose même pas imaginer l’émotion qu’une telle chose me procurera. J’ai des frissons et des crampes rien que d’y penser.

Après ça, tu te lances dans quoi ? Le marathon des sables, un Ironman, la Barkley ?

Comptez sur moi pour vous surprendre de nouveau.