CHAMPIONNAT D’EUROPE D’ATHLETISME ZURICH 2014 : LES NOTES.

Événement de l’année pour les fans d’athlétisme, les championnats d’Europe de Zurich 2014 ont été le théâtre d’une belle lutte entre l’équipe de France et l’Angleterre. Si les deux nations totalisent au final 23 podiums chacune, la Grande Bretagne remporte la compétition grâce à un nombre supérieur de médailles d’or. Au delà de ce bilan comptable, la compétition s’est révélée passionnante. Performances, déceptions, révélations, suspens, amour et coups bas : cet été il valait mieux suivre Zurich 2014 que l’énième saison de Secret Story. Retour sur cette semaine et demie de sport comme on l’aime via le bulletin de notes de la team France.

Nouveau gouvernement.


Clémence Calvin (10 000m) / 8 / Ok sa médaille d’argent sur 10 000 représente une belle perf’ et une bonne surprise, mais à 24 ans se faire taper par une anglaise de 40 ans est-ce vraiment acceptable ?

Laila Traby (10 000m) / 7 / Ok sa médaille de bronze sur 10 000 représente une belle perf’ et une bonne surprise, mais à 35 ans se faire taper par une anglaise de 40 ans et une gamine de 24 piges est-ce vraiment acceptable ?

Jimmy Vicaut (100m, blessure) / 5 / Le bon pote. Il claque le meilleur temps des séries et se retire sous prétexte d’une cuisse douloureuse. Tout ça pour ne pas pourrir la vie de Christophe Lemaître : c’est déjà pas facile pour Tof avec son cheveu sur la langue alors si on lui pique ses médailles aux championnat d’Europe…

Christophe Lemaître (100m, 200m, 4 x 100m)  / 6 / 3 médailles mais pas d’or. Christophe Lemaître a complété son palmarès et établi un record de breloques en championnat d’Europe mais s’avouait déçu. Le grand blond et sa gourmette nous ont donné rendez-vous pour des victoires futures, en zozotant.

Bouabdelah Tahri (5 000m, 10 000m) / 5 / diminué par une maladie, le fondeur français a observé de loin Mo Farah faire son Mobot après ses victoires sur 10 000 et 5 000m. Ses 7ème et 6ème places l’ont profondément déçu. Affecté par ces contreperformances et dur avec lui-même au moment de faire le bilan de son championnat, on espère que Bob ne jettera pas l’éponge et on lui souhaite de meilleurs jours.

Kevin Mayer (décathlon) / 9 / Contrairement à Kev’ Adams, Mayer démontre qu’on peut porter le prénom Kevin avec élégance. Une gueule d’ange, des performances solides et une première médaille d’argent en compétition internationale, l’avenir lui appartient. Mention spéciale pour ses collègues décathloniens, Querin et Geffrouais, qui l’ont soutenu sur le 1500m prouvant que l’athlétisme pouvait aussi être un sport collectif.

Querin, Geffrouais et Mayer pour Têtu.

Myriam Soumaré (100m, 200m, 4 x 100m) / 7 / Solidaire avec Christophe Lemaître, Myriam a décidé de collecter les mêmes médailles, 2 fois de l’argent, une fois du bronze : pas mal mais on en attendait un peu plus… Cela ne lui a pas enlevé son éternel sourire, à Zurich, Myriam s’est marrée.

Eloyse Lesueur (saut en longueur) / 10 / un peu de sueur, 6m85, médaille d’or, Elo easy.

Poseyyy !


Cindy Billaud (100m haies) / 7,5 / Une alimentation saine, locale et éthique, probablement le secret de la britannique Tiffany Porter puisqu’elle a mangé Billaud qui était venue pour l’or et repart avec l’argent sur 110m haies.

Mahiedine Mekhissi-Benabbad (3 000m steeple, strip-tease, 1 500m) / 3 puis 12 / Il n’est pas indispensable d’être un prix Nobel pour être un immense champion, MMB en est le parfait exemple. Auteur d’une course sublime sur le 3000 steeple où il écrase la concurrence, Mahiedine fait tomber le maillot dans la dernière ligne droite et se fait sévèrement disqualifier. Au bout de sa vie après ce coup du sort, Mahiedine se remobilise pour le 1500m qu’il remporte en déposant la concurrence avec un dernier tour de piste en 50 secondes !! Fantastique athlète et vrai showman, comme il l’a si bien chanté : « One, two, tree, viva Mahiedine ! ».

Yohan Kowal (3 000m steeple) / 9 / Derrière l’intouchable Mahiedine, Kowal a réalisé une grosse performance pour offrir le doublé à la France sur 3000 steeple. Après la difficile disqualification de son compatriote, il héritera d’un titre de champion d’Europe ayant moins de saveur que sa médaille d’argent initiale. Geste de grande classe : il descend se placer sur la seconde marche du podium lors du protocole en hommage à son pote déchu. Mais Yo Ko est avant tout un grand romantique c’est pourquoi il nous a fait une Domenech en demandant sa pineco en mariage devant les caméras.

Calins <3


Benjamin Compaoré (triple saut) / 10 / Benjamin est un homme chanceux, non seulement il a pécho la toujours aussi jolie Christine Arron mais il est aussi désormais champion d’Europe du triple saut. Teddy Tamgho est absent, suspendu, blessé ? Aucun problème, Benji sort ses grands compas dorés et devance les ruskovs avec 17,46m.

Pascal Martinot Lagarde (110m haies) / 4 / 4 comme sa place en finale, alors qu’il avait réalisé un début de saison étincelant qui lui promettait un futur proche doré, PML foire la course la plus importante de l’année. Il hérite du bronze du valeureux mais malheureux Dimitry Bascou, déclassé pour avoir mordu le couloir voisin. Dimitry rend sa médaille, Pascal Martinot la garde.

Pierre-Ambroise Bosse (800m) / 1 / c’était écrit, PAB devait se promener sur le double tour de piste et faire péter la braguette de Patrick Montel en se parant d’or. Raté, il termine à une piteuse dernière place en finale embêté par une tachycardie. On adore son humour et son éloquence mais il va falloir faire parler ses résultats car seuls les titres restent à la fin d’une carrière.

Sergio Tachycardie.

Yohann Diniz (50km marche) / 10 / c’est si bon de se foutre de la gueule des marcheurs mais la performance du rémois force le respect. Yohann Diniz n’est pas le plus sexy des sportifs français mais quel athlète ! Triplé européen historique, record du monde, explosion de joie. Un patron, un exemple.

Marche ou crève.


Antoinette Nana Djimou (heptathlon) / 9 / mal embarquée après la première journée d’épreuves, Antoinette coupe les têtes de ses adversaires sur le 800m pour conserver son titre européen. Une super nana comme dirait Michel Jonasz.

Renaud Lavillenie (perche) / 4 / champion d’Europe en seulement deux sauts, Air Lavillenie n’a même pas amélioré son record du monde alors on est déçu.

Kevin Menaldo (perche) / 7 / dans Dragon Ball Z, Kevin Menaldo pourrait être la fusion entre Jeremy Menez et Cristiano Ronaldo, il est en fait un jeune perchiste français médaillé de bronze aux championnats d’Europe de Zurich 2014.

Christelle Daunay (marathon) / 10 / affûtée et habituée des podiums, on la savait capable de grandes choses. Christelle a tout Daunay pour s’offrir le plus beau titre de sa carrière tout en discrétion et en humilité.

Melina Robert-Michon (disque) / 7,5 / un nom de crème fraîche, des bras d’acier, Ugly Meli nous ramène un disque d’argent.

Kafétien Gomis (saut en longueur) / 8,13 / avec un saut à 8m13 le Kaf nous prouve que même un black peut revenir de vacances en ayant bronzé sur le sable.

Le relais 4 x 400 féminin / 10 / la plus belle course de Zurich 2014, partie 4ème dans le dernier tour, Floria Guei vient coiffer tout le monde à la photo finish pour offrir l’or européen à la France et à sa coéquipière de légende Muriel Hurtis pour sa dernière course. Élue Miss Zurich par notre team, on a hâte de revoir Floria <3 se débrouiller aussi bien en course individuelle.

L’avion Floria Guei.

Le relais 4 x 100 féminin / 8 / après le drame des mondiaux de Moscou 2013 où on leur avait retiré leur médaille d’argent, Distel, Ikuesan, Akakpo et Soumaré chopent le même métal en Suisse et prennent rendez-vous pour Rio 2016 #vengeance.

Le relais 4 x 100 masculin / 7 / Vincent + Lemaitre + Tinmar + Bassaw = bronze. Vicaut + Lemaitre + Tinmar + Bassaw = or ? En l’absence de Vicaut, meilleur sprinter français de la saison, la bande à Lemaitre est allée chercher une logique médaille de bronze.

Nelson Monfort (anglais) / 10 / Un peu comme en cours d’anglais en 4ème D, la prof demande une traduction, on chope un mot par-ci par là et on essaye de construire une phrase. Nelson entend Usain Bolt dire « family » en parlant de son sponsor Puma mais ne comprend rien. Plein de sang froid, il balance qu’à 28 ans Lighting Bolt souhaite fonder une famille, un génie de l’improvisation.