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MARATHON DE PARIS : PACE TA MÈRE !

2 mai 2019 par Jean Pourrat

Le marathon de Paris fut le théâtre de beaux chronos, de notre plus beau chantier BREAKIN5 mais il y reste une histoire de “runner” dont on ne vous avait pas encore parlé : le projet PACE TA MÈRE.

Nathalie, 57 ans, coureuse du dimanche était il y a encore deux semaines de ça, puceau de tout marathon. Heureusement que son fils, Jean, a souhaité remédier à ça en l’inscrivant à son insu, à la plus belle mais aussi cruelle des course qu’est le marathon de Paris. Durant 3 mois Nathalie, Nath pour les intimes, Maman pour son fils, aura suivi à la lettre le programme du coach Nibrun pour parvenir à boucler son premier marathon.

Si courir son premier marathon est toujours une aventure unique en proie aux doutes, spéculations et surtout aux peurs; le lot commun d’une première fois est bien évidemment de faire ça avec quelqu’un ayant plus d’expérience que vous sinon c’est la catastrophe assurée. Voilà pourquoi Jean, après avoir pacé Cedric sur 16km, pacera sa mère sur les 12 derniers kilomètres de la course.

Voici donc l’ITW d’une expérience unique, d’un PACER à son CHAMPION.

Qui t’a donné envie de relever ce défi ?

Déjà, mes trois enfants m’ont inscrite à mon insu dans ce vaste chantier… donc clairement c’est eux qui ont conforté mon choix d’en faire un. J’ai toujours fait de la course à pied mais je ne suis jamais allé au bout de mes limites. Toute seule, je ne me serais jamais inscrite pour un marathon. J’aime courir et ce depuis longtemps mais je suis toujours resté dans ma zone de confort; faute de temps surement mais également car je ne mesurais pas que ce sport pouvait me permettre de dépasser mes limites.

Est-ce que le fait que je t’ai aidée sur le parcours t’a permis de faire une meilleure perf ?

Ah ça … ! Si tu n’avais pas été là j’aurais peut être fait un moins bon temps (4:50:21). Je savais quelque part qu’il fallait que je te retrouve au 30ème. Dès le départ dans ma tête c’était clair : j’arriverai au 30ème et là avec mon fils un autre mécanisme se mettra en place et je sais que j’y arriverai. C’est un bon tremplin et c’est sûrement pour ça que je n’ai pas pris le mur. Il y a également le fait que tu sois mon fils, donc un lien qui nous unit et me permettait d’avancer. J’ai pu profiter de la fin de cette belle course à 100% au lieu de la vivre comme un calvaire. Finir ces 12 derniers kilomètres à deux m’a vraiment permis de profiter pleinement du moment et vivre à fond cette fin de course.

Tu étais venue chercher quoi sur ce marathon ?

Je dirais concrétiser une aventure où mon fils m’a embarquée. Mes trois enfants m’ont inscrite donc je voulais absolument marquer le coup, y arriver ! J’étais également venue chercher le moment où tu as le mental qui prend le dessus sur le physique pour être bien et vivre pleinement la chose, l’effort bref la course. J’étais venue pour ça et je l’ai trouvé. Pas de téléphone, de tape dans les mains, de danses ridicules devant les fanfares pour me distraire. Chacun fait ce qu’il veut durant la course car c’est quelque chose qui nous appartient mais de là à téléphoner à ses proches, faire des selfies et après s’étonner d’exploser au 30 ème… Je voulais éviter ça ! Je voulais me retrouver seule face à moi même dans ma bulle et avancer. Je l’ai hyper bien vécu ! Aujourd’hui je sais de quoi je suis capable et je peux aborder les choses sereinement.

As-tu la même hygiène de vie douteuse que ton fils ?

Ah ça non (rire) ! Mais d’une certaine manière je me plais à penser qu’il a tout de même pris pour modèle sa mère (elle rit). Disons que tout est une question de logique et d’équilibre. Bien évidement qu’il faut pouvoir profiter mais il y a des moments où il faut savoir faire place à l’efficience de ce dont notre corps a besoin pour avancer. Donc un aligot saucisse avant un marathon : MAUVAISE IDÉE. Dans ma préparation je n’ai pas bu d’alcool mais j’ai surtout fait beaucoup de Yoga et méditation, ça doit m’aider… Plus largement chacun doit apprendre à se connaître et trouver le bon équilibre dans ce qui est un moteur pour avancer.

Conseillerais-tu aux enfants / parents qui lisent cet article de faire du sport entre eux quid d’un marathon ?

C’est une expérience à vivre qui est unique. Quand on a la chance de pouvoir le faire il faut y aller, c’est extra-ordinaire. Ca peut être révélateur ou faire naître des émotions très fortes qu’on n’ose pas se dire au quotidien ! Je le conseille vraiment !

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Est-ce que selon toi, l’équipe Jolie Foulée est composée de bonnes fréquentations ? Concrètement tu les inviterais à une fête de famille ?

De bonne fréquentation oui, pour les fêtes de familles aussi ! Déjà pas de stéréotype, j’aime que vous soyez un groupe hétérogène et que vous puissiez fédérer autour d’une cause commune, j’adore ! Restez simples et vrais sans jouer un jeu. Je vois de plus en plus des initiatives qui poussent en société et vous êtes en train de faire pousser un genre nouveau qui fait du bien et qui est très structurant.

L’After Party Jolie Foulée c’était comment ?

J’ai trouvé ça génial bien évidemment ! Déjà il y a une immersion dans l’univers des runners et puis y’a des gens vrais, des gens dans leur “trip”, c’est dans la continuité de la course, les gens sont là car ils ont envie de passer un bon moment et de kiffer. A aucun moment je me suis sentie étrangère aux autres que je ne connaissais pas. C’est aussi incroyable de voir qu’en étant la “senior” de la soirée, à aucun moment, je ne me suis sentie à l’écart. C’est beau ! Comme quoi, le lien inter générationnel perdure aussi dans le sport. J’avais l’impression d’appartenir avec eux à une communauté, à quelque chose qui rassemble et qui avait toujours existé ! Juste le lieu était trop petit donc j’ai pas pu échangé avec tout le monde…. c’est mon seul regret.

Ca t’a donné envie d’intégrer Jolie Foulée ?

Ah oui complètement ! Bon j’aurai tout de même la frustration d’être loin avec ma zone géographique (l’Aveyron ça ne s’invente pas). Ce qui est incroyable, c’est que tout au long de ma préparation mes collègues, amis et proches n’arrêtait pas de me dire ca allait être un épreuve, que j’allais souffrir, pas finir, que j’étais folle de faire ça, j’en passe et des meilleurs. Mais guess what ? Suite au marathon j’ai fait des émules. Plusieurs de mes collègues se mettent à vouloir faire du sport, de la course à pied (elle se marre). Alors intégrer Jolie Foulée c’est un oui, pour véhiculer votre énergie, votre attitude, je suis carrément pour ! Mais plus modestement, la sagesse vient avec l’âge donc je pense que je peux transmettre plus de chose pour peut-être permettre aux autres d’aller plus loin que ce qu’ils ne le pensaient… et ça serait déjà énorme !

Prochaine course où on te voit ?

Déjà sur le Marathon de Paris 2019, pour battre Cédric (rire) mais il restera la star car il a une gueule d’enfer ! (NDLR : On devait lui demander qu’elle personne de la team elle préférait, vous avez votre réponse !). Je voudrais bien faire le marathon de Bordeaux (NDLR les copines lui conseillent). Ce qui est certain, c’est que le marathon m’a fait passer un cap, j’ai peur de tomber dans l’addiction même, mais j’ai fait un pas de géant vers de nouvelles opportunités (physiques et mentales) et c’est grâce à PACE TA MERE.

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About Jean Pourrat

Sosie officiel de PAB, Jean ne s'amuse pas à jeter des canettes sur les gens en soirée et n'est pas champion du monde. Bourrin comme un aveyronnais quand il s'agit d'enchainer les kilomètres.

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