EUSKAL TRAIL 2026 : RAVITAILLEUR TOUJOURS À L’HEURE

Il y a deux semaines je reçois ce message sympa de Saint B : « Tristan Janmart a écrit un récit de course du 130km dans le sud-ouest que son frère et Yanis ont couru y a un mois. Un pote à eux photographe à fait des photos. Ca pourrait faire un article sur le blog. Qu’est-ce que t’en dis ? » J’ai dit go et voici ce fameux récit de l’Euskal Trail 2026 et ces belles photos :

C’était lors du dernier week-end de l’Ascension, deux des sept provinces du Pays basque vibraient au rythme du trail. Le dimanche 17 mai, c’est la Zegama-Aizkorri. Le vendredi 15 mai, c’est l’Euskal Trail 2026. Et c’est bien ce dernier qui va encore plus nous intéresser.

Yanis, de son nom Arruabarena, a bien vécu une quinzaine d’années au Pays avant de découvrir les joies de la course à pied.
Bizarrement, il n’y avait encore jamais couru 130 km. C’est donc pour « courir » l’Euskal Endurance qu’il a traversé la France.

De son côté, Clément, sans trop hésiter en début de saison, a re-signé pour une deuxième participation à la course la plus longue du Pays basque nord.

La précédente édition s’était déroulée sous une chaleur étouffante. Cette année, en arrivant à Baigorri, il fait 5 degrés, il pleut des cordes et la fermeture du sac d’hydratation se casse.

Lakoik, toujours au rendez-vous pour photographier les aventures des jumeaux, se fait une petite frayeur quand Marielle décide de jeter son matériel à la poubelle à 15 minutes du départ.

Yanis, sous TFL et sous-entraîné, Clem, tout simplement sous-entraîné, prennent un départ prudent, forcément.
130 km pour 8 200 m de D+, c’est long. Sauf pour le vainqueur, qui bouclera l’affaire en 16h30.

Premier ravitaillement : tout va bien. Les bénévoles sont déjà bien trempés, mais le petit-déjeuner dans le camion d’Inaki (master ravito) réchauffe le cœur de toute une équipe partie pour plus de 24 heures de conduite, de stress et de rigolade.

Aux Aldudes (40 km), l’écart commence déjà à se creuser entre nos deux Untrailented. Le genou de Yanis grince beaucoup trop, mais notre néo-annécien reste debout pour ne pas imiter son exemple, Jeanbandonne. Clément, moins souriant mais toujours aussi bavard que l’année précédente, reste trempé… et positif. Vigilance et patience seront ses mots d’ordre en approchant du ravito du km 90, à la tombée de la nuit.

Au même moment, Yanick System jette l’éponge : trop de douleur, plus de plaisir. Il aura vu la nuit, la neige, la pluie, le Pays basque, le vrai, mais pas la ligne d’arrivée cette année.

Les heureux ravitailleurs retrouvent donc le néo-Parisien à Banca (110 km). L’état du bonhomme est flou, ses envies aussi. Il est 1h00 du matin. Changer ses vêtements pleins de boue devient une habitude. Le sourire a laissé place aux cernes et au regard vide. L’envie de sortir de ce bourbier est évidente, mais il reste encore une bonne randonnée nocturne de 5 heures. Oui, 5 heures, parce qu’à ce moment-là, il ne s’agit même plus de courir.

Après beaucoup d’émotion, sa mère peut enfin l’enlacer dans ses bras. Clément vient d’en finir avec l’Euskal, comme seulement 45% des participants.

PS : Micka et Victor n’en ont pas fini non plus. Milesker, Pantxika.

Promis, l’année prochaine, on finit tous.

Texte : Clément Janmart
Photos : Mathieu Koiko
Untrailented runners : Tristan Janmart et Yanis System
Démerdez-vous pour comprendre quel jumeau à couru et quel jumeau a écrit !

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