GIORDANA x JOLIE FOULEE : LES ÉTOILÉS CYCLING KIT.


C’est cette putain de période de l’année qui vient de s’achever, le Tour de France, une fois de plus riche en émotions.

Alors oui, Jolie Foulée s’est construit autour de la course à pied, mais le mois de juillet, c’est le Tour de France. Et pour pas mal d’entre nous, c’est la meilleure période de l’année, Noël sous canicule, attention aux clavicules. Certes, on cumule plus de bornes à pied que sur le vélo, mais la passion pour la bicyclette est pure et remonte à l’enfance. Ces vacances d’été passées devant France Télévisions, des gars comme Pantani, Armstrong, Cipollini, Virenque, Durand, sûrement tous aussi radioactifs les uns que les autres et plus ou moins attachants. Le Tour de France, c’est les siestes en écoutant Jaja. C’est les longues heures d’attente pour ramasser un max de merdes de la caravane, parmi lesquelles quelques goodies un peu cool qu’on garde comme des trésors. C’est l’excitation chez le marchand de journaux quand sort enfin le numéro annuel PÉDALE ! C’est aussi et surtout la participation à notre jeu interne Mon Petit Vélo, jeu de pronostic mis en place par Nibrun, où presque tous les coups sont permis et où la mauvaise foi compte plus que les qualités de puncheur.

Alors quand Specialized nous a proposé de nous faire visiter leur siège, de nous offrir un bike fitting complet avant de nous équiper pour une ride, et que Giordana nous a proposé de réaliser un kit aux couleurs de Jolie Foulée, on a eu envie de foncer. Et si on se dit déjà untalented en course à pied, on ne sait même pas s’il existe un qualificatif adapté pour décrire notre niveau sur deux roues. La passion est là, l’expertise et la maîtrise sont loin derrière. Mais on s’en fout, avec un outfit bien tape-à-l’œil, on aura l’air d’une équipe semi-pro, au moins aux yeux des novices.

Et chaque année, chaque Tour, l’un des kits les plus marquants reste celui du champion des États-Unis. Particulièrement associé depuis quelques années à cet enfoiré de Quinn Simmons (oui, enfoiré, car malheureusement il est trumpiste, le pote). Mais il faut admettre que c’est un sacré coursier et que Lidl-Trek fait un superbe boulot de design sur ce maillot. On est partis de cette base et on l’a adapté à notre sauce. Un design tout sauf sobre, comme la plupart de l’équipe lors de nos after party d’après course. Résultat : un look clinquant qui nous aura valu le surnom « les étoilés », affectueusement donné par une touriste en haut du Ventoux qu’on appellera Maryse. Après nous avoir encouragés dès le Chalet Reynard, dans une syntaxe bien à elle qu’on se garde de corriger, « ALLER LES GARS !! C’est beau ce que vous faites !! Vous avez les yeux pleins les ÉTOILES !! Alleeeer encoooore », elle nous a accueillis en haut en s’exclamant : « Ah, ils sont là, les étoilés ! » Seule âme extérieure à nous avoir vraiment fait sentir comme des coureurs ce jour-là, à grand renfort d’encouragements venus de nulle part. L’esprit du Tour de France incarné, même si elle avait grimpé le Ventoux dans sa Dacia Sandero plutôt qu’en danseuse.

Effectivement, quel meilleur endroit que le Ventoux pour aller exposer notre look et exploser nos jambes. Le Géant de Provence, où les plus vieux d’entre nous se souviennent avoir vu la grande carcasse d’Eros Poli aller chercher une victoire aussi improbable que son profil était inadapté aux pentes raides. Un peu moins inattendue, mais tout aussi impressionnante, la victoire plus récente d’un de nos coureurs préférés, WVA, Wout Van Aert, ici même, reste un des exploits qui nous a le plus inspirés ces dernières années. Entre-temps, les légendaires et sulfureux Marco Pantani et Richard Virenque nous avaient déjà fait vibrer sur le Mont Chauve. Une sélection de vétérans et de jeunes loups aux dents longues est donc partie à l’assaut de ce col mythique, depuis Bédoin jusqu’à l’observatoire.

Sous le soleil écrasant du Vaucluse, la première partie de cette montée hors catégorie (pour des coureurs hors sujet) nous a saisis direct dans les bois. Vingt et un kilomètres, plus de 1600m de D+, l’ombre y était agréable, les pourcentages beaucoup moins. On nous avait promis qu’au Chalet Reynard, c’était terminé. On s’était bien foutu de notre gueule : ce n’est qu’une petite accalmie avant les derniers kilomètres à découvert, en plein cagnard, qui ont fini de rôtir nos jambes. L’effort n’était pas vraiment propice à l’arrêt sur la stèle de Tom Simpson pour lui rendre hommage, parce que comme lui, ce jour-là, on n’était pas sûrs de pouvoir repartir. Verdict : c’est dur le Ventoux, et c’est décidément plus agréable à vélo qu’à pied. Et puisque la course à pied n’est jamais très loin, le lendemain, on a terminé d’épuiser nos cannes sur le semi du Ventoux.

Un week-end incroyable, fait de rencontres, de rigolades, un peu hors du temps, plongés dans la chaleur enveloppante de la Provence, à rouler, courir, bouffer des pizzas et s’enthousiasmer pour le début du Tour de France 2026, en rêvant d’un avenir à la Bernard Hinault pour Paul Seixas.

En attendant, on ira désormais rouler dans notre somptueux kit Jolie Foulée. Et vous pourrez très bientôt en faire de même : le kit « les étoilés » est disponible en précommande sur le site de Giordana.

On espère surtout que cet hommage au flashy, au kitsch, au ringard, à tout le too much du Tour de France, vous donnera l’étincelle pour sortir le vélo du garage, sans la prétention de gagner quoi que ce soit.

Cyclistes sans talent : Flavien, Mathieu, Zian, Nico, Lionel. Photographe : Rémy.

Partager sur Facebook
Partager sur Twitter
Partager sur WhatsApp
Articles similaires