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MARATHON DE COPENHAGUE : TOUT ÇA POUR ÇA !

6 mai 2018 par Kevin Calderan

La course à pied, ce sale sport qu’on déteste autant qu’on l’adore. Avec une saveur particulière pour la distance du marathon, où certains d’entre nous ont brillé, Nico à Valence pour ne citer que lui,  et d’autres qui ont ramassé comme Jeremie et Kevin à d’Athènes.
Ces derniers ont soif de revanche, et se sont inscrits au marathon de Copenhague. Du temps pour se préparer, un parcours sympathique, et une belle équipe pour se motiver. Sur le papier, le plan parfait. Sauf que Kevin, faute d’avoir eu les 2 genoux en vrac à Athènes, décide de prendre les choses en main afin d’être beaucoup mieux physiquement.
À 1 semaine du départ qu’il ne prendra pas, voici son histoire :

14 janvier – Lancement des hostilités
Fort d’une belle sortie de 20K, Kevin annonce officiellement le début de sa préparation pour le marathon. 4 mois jour pour jour avant le départ, et un programme de préparation en tête, il n’a pas prévu de faire les mêmes erreurs que celles de Paris et Athènes où il avait péniblement terminé en 4h42 et en 5h00.
On lui suggère tout de même de voir un podologue pour faire des semelles orthopédiques, et ainsi rééquilibrer sa posture. Rendez-vous pris au hasard sur Doctolib, le voici dans un cabinet de ce qu’il a de plus classique. Le podologue est sympa et semble compétent, un deuxième rendez-vous est pris pour tester les chaussures et faire des semelles.

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21 janvier – La tuile

Entre temps, un week-end se passe et Kevin s’en va faire un 10K sur un rythme gentil. Il en reviendra changé. Mi parcours, une vive douleur apparait sur la face externe du genou gauche mais il s’en moque et décide de finir son run. 4 mois après, il s’en mord toujours les doigts. Il s’agit du classique TFL, sauf qu’il ne le réalisera que plusieurs semaines après.
Puceau des blessures, il décide de se reposer une semaine et de tenter à nouveau de courir tous les samedis matins. Sauf que le TFL ne se guérit pas avec le repos, il l’apprendra également plusieurs semaines plus tard.
Entre temps, Kevin revoit son podologue pour faire des semelles. Des aller-retours en jeans dans la rue permettent au podologue d’identifier au millimètre près ses problèmes de posture. Quelques jours plus tard, Kevin revient récupérer les semelles et s’en va les tester. Rien de spécial à vue d’oeil, hormis une énorme correction, mais surtout des sensations en course qui s’avèrent catastrophiques. Le podologue persiste et signe, ses semelles vont prendre la forme du pied et tout ira bien. Les runs passent, à l’inverse de la douleur.

2 mars – Le déclic

Les semelles ne font rien, Kevin attaque le plan B. Il trouve un kiné proche de chez lui et commence un programme de renforcement musculaire à raison de 2 séances par semaine. Ce dernier trouve cependant que les semelles sont anormalement grosses et trop rigides pour faire du sport avec. Le doute s’installe.
Ironie du sort, Jean et Alassan ont également un TFL. Sauf qu’ils ont vu un autre podologue, suivi un autre programme de reprise, et courent désormais comme des lapins.
Kevin n’en fait qu’à sa tête et suit ce qu’il a commencé : courir jusqu’à la douleur pour voir la progression, et faire du renforcement musculaire. Il stagne autour des 30 minutes, puis arrive à pousser jusqu’à l’heure de course sans (trop de) douleurs. Très prometteur quand on se rappelle de ses chronos à Paris et à Athènes ! Trêve de plaisanteries, on va suivre ces deux bougres.

21 mars – La lumière

Kevin fait enfin quelque chose de bien dans sa préparation : écouter les autres. Il s’en va rencontrer Timothée Rainteau, podologue proche des Barbès Runners et spécialisé dans le running. Comme pour l’achat d’un appartement, les premières secondes de la visite sont les plus importantes. Ici, des chaussures de running au sol, des balises de l’UTMB, un tapis de course avec des capteurs et une télé pour montrer au patient qu’il a une jolie foulée. Le résultat est frappant, les semelles réalisées ici et celles du premier podologue n’ont de commun que le nom. À croire que le premier était plus pedicure que podologue. La sensation en course est très bonne et Kevin atteint le seuil des 15K. Ça commence à sentir bon.

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13 avril – J-30

Kevin continue le programme de renforcement avec son kiné et semble avoir de bonnes semelles. Même si la préparation n’est pas idéale, il se voit clairement sur la ligne de départ. Pour assurer le coup, il commande la genouillère Zamst conçue pour courir malgré le TFL. C’est certes très blessant de courir avec une genouillère à l’âge de 27 ans, mais Kevin réussit tout de même à faire 20K sans douleur. En pleine confiance, il suit de nouveau les conseils de Jean & Alassan et va voir Noé Gerard, kiné et membre du Paris Running Club, pour titiller sa bandelette avec de belles petites aiguilles. Le but étant de démêler les noeuds, et de faire souffrir le patient.
Kevin enchaîne les bonnes nouvelles, et la météo fait du pied au reste de l’équipe. Rendez-vous à 6h45 à la Rotonde pour la première session Jolie Foulée de l’été.

18 avril – Le coup de grâce

Après 20K le samedi matin, Kevin a quelques courbatures aux mollets mais rien d’assez handicapant pour en faire une excuse. Il est bien de la partie pour cette petite sauterie entre amis. Le groupe part sur un rythme confortable mais accélère au fil des kilomètres. Résultat : 13,5K avec certains passages en 4’30. Satisfait de cette première, Kevin repart plein de certitudes avant que le corps ne lui envoie un nouveau signal : le tendon d’Achille gauche grince et rappel le bruit d’un bateau amarré. Glaçage, anti inflammatoires, repos, taping… tout y passe pour atténuer la douleur. Le marathon approche dangereusement et le forfait commence à être un sujet de discussion. La stratégie adoptée est simple : repos jusqu’au marathon et on tente un coup de poker le jour-j.

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29 avril – La sentence

Le corps semble remis de tout problème, Kevin s’en va faire un ultime test pour en avoir le coeur net. KT-tape sur le tendon et le TFL, manchon de compression et genouillère, la jambe bionique est prête pour un run tranquille. 3K plus tard, la sentence est irrévocable. Il ne tiendra pas 42,195 kilomètres dans cet état là et est officiellement forfait pour le marathon de Copenhague.

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Résultat des courses : 

2 podologues, ou plutôt un podologue du sport et un coupeur d’ongles.
Plus 15 séances de kiné.
Plus de mètres de KT-Tape que sur Strava.
Achat de chaussures non adaptées, d’une genouillère et de manchons de compression.
1 séance de cryothérapie aka un coup d’épée dans l’eau à 40 balles.
Une étagère remplie de compléments alimentaires qui feront office de déco jusqu’à la rentrée.

Tout ça pour aller à Copenhague une main devant et l’autre derrière. En parlant de derrière, Kevin le sera à 100% auprès de Jeremie, Alassan, Romain, Kim et Yan qui semblent en excellente condition pour réussir le défi. Kevin quant à lui attend sa réponse pour celui de Londres, et prévoit de faire celui d’Amsterdam en fin d’année.

Tomber pour mieux avancer.

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